Le statut..un frein à la mobilité ?

Publié le 9 novembre 2018

Quel beau titre mais quelle réduction…. (les anciens l’appelaient syllogisme)….pour traiter d’une situation vraiment plus complexe !

De quoi est-il question au juste?

De la nécessité pour tout agent de changer de poste pour apprendre du « nouveau » et faire renaitre en lui un regain d’intérêt et non pas pour se débarrasser du collègue un peu à la traine dans le service ou simplement original et différent des autres.

Alors, si la mobilité est enfin perçue comme une chance et encouragée comme telle,  le statut n’y ajoutera ni ne retranchera rien… et pourquoi opposer les 2?  Une mobilité ne peut être unique  (à l’intention d’une personne..stigmatisée) mais doit être le fruit d’un management global, bien appréhendé, bien construit, bien compris et donc partagé.

La collectivité y verra son intérêt: des agents à l’étude, appréhendant de nouvelles compétences avec de nouveaux outils, mobilisés par de nouveaux challenges sont heureux et le stress qui les étreint est normal et même bienfaisant  et comme « tout le monde est dans le même mouvement » cela devient NORMAL et ne peut plus être appréhendé comme une » punition ».

L’étude de la Dares (jointe à cet article) témoigne des pratiques en cours et pointe les mobilités (très, trop peu nombreuses) comme une catastrophe! (les profs, les métiers du social, du médico-social etc…..) pour en tirer une vérité……ce sont les métiers où il y a eu concours. donc statut…. qu’à cela ne tienne revenons à la nomination sur titre : cela a été pratiqué et une validation suffit pourquoi rajouter un concours?(une pointe de provocation fait toujours du bien!)

Notre colloque de Nantes a bien mis en exergue cet inéluctable changement qui frappait à nos portes.jusqu’à l’évoquer comme une obligation et annoncée en début de recrutement.

La mobilité est un outil managérial à part entière que le DRH doit développer mais accompagné par la collectivité toute entière.

étude de la DARES:etude-changer de metier-10-11-18